Plan
  1. Principes généraux
  2. Schéma de la référence bibliographique - Les publications imprimées
    1. Responsabilité principale (auteur principal)
    2. Titres
    3. Autres auteurs
    4. Numérotation du  volume
    5. Édition
    6. Adresse ou Numérotation du fascicule
    7. Importance matérielle
    8. Collection
    9. Notes
    10. Localisation de la partie dans le document hôte
    11. Numérotation normalisée internationale
  3. Schémas et exemples
  4. Présentation typographique de la liste de références bibliographiques
  5. Relations entre la bibliographie et les références citées dans le corps du texte
    1. Méthode des citations numériques
    2. Méthode des citations en notes
    3. Méthode premier élément - date
  6. Résumé de ce document

Principes généraux

La notice bibliographique doit réaliser deux objectifs :

  • identifier sans aucune ambiguïté le document décrit. Elle récapitule les éléments d'identification fournis par les auteurs ou les éditeurs des documents cités. Il ne s'agit pas de rédiger une description bibliographique complète, mais de fournir suffisamment d'éléments d'identification au lecteur pour qu'il puisse le rechercher dans les catalogues de bibliothèques, etc. 
    La description des publications imprimées commerciales traditionnelles, livres et périodiques, a fourni historiquement un modèle de base, adapté depuis pour les autres types de documents : documents publiés hors commerce (brevets, normes), documents non publiés (travaux universitaires, rapports de recherche, communications à un congrès), documents non imprimés (audiovisuels et numériques), documents non textuels (cartes). Plus on s'écarte du modèle de base, plus se multiplient les problèmes de recueil des éléments d'identification et de présentation des références bibliographiques ;
  • donner les conditions d'accès au document. Dans le cas des publications imprimées traditionnelles, l'identification précise du document permettra de le retrouver dans un catalogue de bibliothèque. Dès qu'on s'écarte de ce cadre, l'accès au document devient problématique. La notice doit donner en notes toutes les indications susceptibles d'aider le lecteur à prendre connaissance du document original (logiciels indispensables, centres de documentation où est conservé le document, adresse d'un éditeur, diffuseur, etc.) ou l'informer des restrictions d'accès éventuelles (confidentialité, formalités particulières, etc.).

Les notices bibliographiques sont regroupées en fin de texte dans une liste récapitulative (bibliographie).

La référence bibliographique dans le corps du texte (éviter citation, qui est un anglicisme dans ce sens. En français, citation désigne uniquement l'extrait cité d'un autre texte) doit en outre indiquer avec précision au lecteur quelle partie du document décrit vient à l'appui du propos (citation d'idée) ou fait l'objet d'une citation de texte. On recourt dans la plupart des cas à la pagination du document.
La référence est traditionnellement placée en note, appelée dans le corps du texte par un appel de note, chiffre ou plus rarement vignette accolé à droite du mot qui justifie la note, placé en exposant (au-dessus de la ligne de texte) et avant tout signe de ponctuation. Le système auteur-date permet de s'affranchir des notes de bas de page en renvoyant directement à la liste de références bibliographiques dans le corps du texte.

Le recours dans un même texte à un style uniforme de présentation des références est indispensable.
Il existe une norme internationale ISO 690, reprise en France par la norme AFNOR Z-44005 de décembre 1987, qui concerne les publications imprimées, livres et publications en série, leurs parties composantes (chapitres, articles) et les brevets.
Cette norme a pour objet de présenter les différents types d'éléments d'information, l'ordre de présentation à adopter et les méthodes de mise en correspondance du corps du texte et de la liste bibliographique.
Elle ne concerne pas directement la présentation typographique, même pour la ponctuation entre zones. Le style de présentation adopté ici est conforme pour l'essentiel à celui qui est suivi dans les exemples des normes internationales. Une note sur le style de présentation récapitule les principaux points sur lesquels il diffère des pratiques traditionnelles des éditeurs. Elle comprend un tableau de la signification conventionnelle attribuée aux signes de ponctuation.

Une deuxième norme, NF ISO 690-2 (Z 44-005-2), homologuée par l'AFNOR en février 1998, est consacrée aux références aux documents électroniques.

Ces normes s'appuient sur une analyse précise des meilleures pratiques et doivent être préférées à la perpétuation de pratiques traditionnelles moins précises et moins bien adaptées à l'évolution des sources de documentation.
Il est à noter que les maisons d'édition ou les comités de rédaction des publications savantes imposent souvent aux auteurs des modèles de référence qui s'écartent des prescriptions des normes.

Dans tous les cas, les normes de présentation définissent

  • la nature des éléments d'identification à recueillir dans la publication pour en établir la notice bibliographique;
  • le regroupement de ces éléments en zones d'information;
  • l'ordre de présentation de ces zones d'information.

Au sein de la référence bibliographique, les bonnes pratiques typographiques continuent de s'appliquer. Elles diffèrent selon les traditions nationales (par ex. guillemets français et anglais).

Certaines disciplines, par exemple le droit ou la théologie, doivent recourir à des types de références qui sortent du cadre de la formation de base (articles de lois, arrêts, versets de textes sacrés, etc.).

Le recours à des logiciels de gestion de bibliographie permet désormais de distinguer le stockage des parties constitutives de la notice bibliographique et l'application des règles de présentation au moment de la publication, en fonction de la norme de présentation adoptée. On peut mentionner ProCite ou EndNote.
Cf. par exemple le mode d'emploi de Endnote Endnote 2 et Endlink 2 [en ligne]. Institut Pasteur [réf. 1999-03-04]. <http://www.pasteur.fr/units/biblio/endnote/endnote.html>.


Schéma général d'une référence bibliographique : la publication imprimée

Le tableau récapitule les onze zones d'information et les éléments qui les composent, avec la ponctuation conventionnelle requise en chaque cas, pour les monographies et les publications en série imprimées et leurs parties composantes.

Ponctuation
La norme française recommande de séparer chaque zone par une ponctuation forte. Le point-espace est recommandé. Il est de loin préférable à la virgule traditionnelle employée à cette fin. Néanmoins, on pourra employer la virgule quand la référence est citée dans le corps du texte, voire même dans les notes de bas de page, afin de ne pas perturber la lecture.
(Les normes de description bibliographique complète adoptées par les bibliothécaires pour la confection des catalogues prescrivent de séparer les zones d'information par un point-espace-tiret-espace.)
Deux remarques typographiques : la notice bibliographique se termine toujours par un point ; on ne redouble pas le point abréviatif en fin de zone (2e éd. et non 2e éd..).

Source d'information
On recueille les éléments d'information en priorité sur la page de titre de la publication imprimée. On peut compléter cette source principale d'information par toute source annexe : revers de la page de titre, achevé d'imprimer, corps de la publication (préface, etc.). On recourt au générique ou au livret d'accompagnement, s'il existe, pour les documents audiovisuels ou numériques.

Langue
Tout ce qui est repris directement du document décrit (auteur, titres, édition, adresse, collection, numérotation) l'est dans la langue du document (avec le cas échéant le recours à la translittération ou à la transcription), y compris les mentions abrégées (5th ed., 3a ed.). Collation et notes sont rédigées dans la langue de rédaction de la bibliographie.

Toutes les additions effectuées par le rédacteur de la bibliographie en s'appuyant sur des sources externes au document décrit doivent être placées entre crochets carrés.
C'est par exemple le cas de l'identité réelle restituée des pseudonymes. Une mention fautive dans le document décrit doit être reprise telle quelle mais suivie de la mention [sic]. On peut le cas échéant la corriger : [i.e.  . . .]

La principale source de variation sépare les notices qui décrivent une publication (monographie, mais aussi moins souvent une publication en série en tant que telle) et celles qui décrivent une partie composante d'une publication, article de revue ou contribution à un ouvrage collectif.

1. Responsabilité principale NOM, Prénom.

Nom de la collectivité.

Nom de la collectivité. Nom de la collectivité subordonnée.

Nom du ressort territorial. Nom de la collectivité territoriale.

Auteur du document, personne ou collectivité ;
la collectivité éditrice d'un titre de périodique est assimilé par la norme française à un auteur secondaire (sur le modèle du directeur de publication d'un ouvrage collectif).

On peut mentionner jusqu'à trois auteurs, dans l'ordre où ils apparaissent sur la publication et séparés par des virgules (ou points-virgules, surtout quand on ne met pas le nom en capitales). Au-delà, la mention et al. est très utilisée car valable dans toutes les langues.

Les ouvrages collectifs n'ont pas d'auteur principal. Le responsable de la publication apparaît dans la zone 3. Certains modèles de présentation le mettent en zone 1, suivi de la mention dir. ou éd. La norme française accepte cette présentation quand l'importance de cet auteur est mise en valeur dans la publication elle-même.

Les formes du nom des auteur et des collectivités auteur doivent respecter les normes de rédaction des vedettes auteur des catalogues de bibliothèques. On peut consulter le cédérom des Autorités de la Bibliothèque nationale de France en cas de doute (par ex. noms à particule). C'est là un domaine où l'assistance d'un bibliothécaire peut être recherchée avec profit.
On peut abréger les prénoms.

Quatre règles essentielles pour la forme des noms de collectivité :

  • les collectivités territoriales et leurs organes (collectivités qui exercent tout ou partie des fonctions de gouvernement sur un ressort territorial donné ; fonctions régaliennes : législatives, administratives, juridiques, militaires, diplomatiques) sont entrées au nom du territoire :
    France. Ministère de l'éducation nationale
    Corse. Assemblée territoriale
  • en cas d'ambiguïté, on précise entre parenthèses la localisation d'une collectivité non territoriale :
    École des hautes études commerciales (Montréal)
  • on sépare les collectivités hiérarchisées entre elles par un point. On ne procède de la sorte que pour les collectivités dont le nom même implique la subordination (direction, bureau) ou serait ambigu sans référence à la collectivité principale (fédération d'un parti)
  • on ne mentionne pas les degrés intermédiaires de la hiérarchie administrative :
    France. Direction du livre et de la lecture
    [on ne mentionne pas le ministère de la culture dont relève cette direction]

Pour les collectivités dont le nom existe en plusieurs langues, il faut ne retenir qu'une seule forme dans la bibliographie, en général, si elle existe, le nom dans la langue du rédacteur de la bibliographie. 

Certains modèles de présentation mettent le nom des collectivités en capitales. Nous ne suivons pas cet usage ici.

2. Titres Titre de la publication : sous-titre

Titre de l'article : sous-titre. Titre du périodique : sous-titre.

ou schéma des parties composantes

NOM, Prénom. Titre de la contribution. In :
Référence de la publication. Localisation dans la publication (zone 10).

Le titre de la publication est toujours obligatoire, c'est par lui que le lecteur pourra retrouver la partie composante décrite. Quand le rédacteur de la bibliographie doit forger un titre pour une publication qui en est dépourvue (cas fréquent des rapports non publiés), il le fait avec neutralité et concision et le place entre crochets carrés.

Le titre de la partie composante peut être le titre d'un article ou d'une contribution à un ouvrage collectif, le titre de la publication (document hôte) est alors le titre de la publication périodique ou de l'ouvrage collectif. L'italique est la mise en forme requise pour le titre de la publication.

Sauf dans les langues comme l'allemand où l'emploi de la majuscule est grammatical, on préférera adopter pour toutes les références la règle française moderne (majuscule au seul premier mot du titre), même pour les titres anglais (dans le domaine anglo-saxon, la pratique des majuscules à tous les mots significatifs disparaît, par exemple dans les publications de sciences exactes). S'il est possible de changer la présentation typographique, il faut en revanche respecter scrupuleusement l'orthographe employée par l'auteur.
Pour les titres d'oeuvres anciennes ou litéraires, on peut adopter la pratique traditionnelle illustrée par les trois exemples suivants :
À la recherche du temps perdu
Le roi s'amuse

Les Plus Belles Années de notre vie

La norme française ne prescrit plus de guillemets autour du titre de la partie composante, considérant que le contraste entre les caractères romains et italiques suffit à distinguer les deux types de titre. Les guillemets continuent à être largement employés ; respecter en ce cas les règles typographiques.
Si on emploie les guillemets, on peut se dispenser de la mention In : pour introduire le titre du document hôte d'une partie de monographie.

Les titres de périodiques prennent une majuscule au premier mot significatif après l'article initial. Ex. : Le Débat.
Si on abrège des titres de périodiques, il faut 1° recourir aux abréviations normalisées, 2° donner une liste des abréviations employées dans la bibliographie.
Il peut être utile, dans un souci de précision, de substituer à la forme du titre d'un périodique tel qu'il apparaît dans la publication son titre-clé (titre attribué par le Réseau de l'ISSN ; consulter le cédérom Myriade).

On peut donner une traduction du titre entre crochets carrés et en caractères romains.

3. Autres auteurs Prénom Nom
avec mention de la nature de la collaboration.
On reprend la présentation de la source pour les mentions de la nature de la contribution : traduit par, sous la direction de, adapté par, etc., et ce dans la langue de la publication.
Le cas échéant, plusieurs mentions d'auteurs secondaires seront séparées entre elles par un point-virgule.
On peut recourir à certaines abréviations : trad., adapt., compil., dir., annot., comment., ill., introd., préf., postf., transcr., etc.

Trois fonctions importantes à mentionner systématiquement : compilateur, directeur de publication et éditeur scientifique.
Les autres mentions sont facultatives.

La norme française traite la collectivité éditrice d'un périodique comme un directeur de publication et la place après le titre de la publication.

4. Numérotation et titre de la partie d'une monographie en plusieurs volumes Vol. n, titre
T. n
Mention du volume ou du tome dans une publication en plusieurs volumes.
Le titre de partie d'une monographie en plusieurs volumes n'est pas abordé dans la norme. Il est rare qu'on doive distinguer un volume des autres dans une bibliographie. Si on le fait, on peut être amené à reprendre après ce titre des mentions de responsabilité secondaire propres au volume. La position des zones 3 et 4 est ainsi souvent difficile à déterminer.

Il faut distinguer le cas où on fait référence à un passage précis dans la monographie en plusieurs volumes, sans mettre en valeur un volume particulier (auquel cas la mention de volume est en zone 10) et le cas où on veut ne faire référence qu'à un des volumes de la monographie, traité ici.

5. Édition Numéro de l'édition. Dans la langue de la publication décrite. Indication essentielle, obligatoire et souvent oubliée.
On peut être plus ou moins complet : 2e éd. rev. et augm. par J. Chupeau.
6. Adresse bibliographique
ou
Identification du fascicule d'une publication en série
ou
Localisation d'un article dans un périodique
Lieu : éditeur commercial, année.
ou
Date, volume, numéro du fascicule.
ou
Date, volume, numéro, pagination.
On ne donne pas d'adresse bibliographique dans une référence d'article de périodique.
En revanche, si la notice décrit la revue en tant que telle, on fournit l'adresse bibliographique et les dates de publication.

Le cas échéant (référence à un fascicule précis d'un périodique décrit en tant que tel), on commence par la désignation du fascicule, puis adresse bibliographique (norme fr.).
La numérotation d'une publication périodique peut être continue ou discontinue.
La date de parution d'un fascicule de périodique doit correspondre à sa périodicité : on précise le mois de publication d'une publication mensuelle, etc.
Beaucoup de styles de présentation placent la date après les indications de volume et de fascicule pour les périodiques. Ce n'est pas le cas de la norme AFNOR.

La mention du lieu de publication est facultative, et ce d'autant plus que son recueil pose des problèmes pour les éditeurs multinationaux (on n'en citera qu'un seul, le premier ou celui qui est mis en valeur sur la publication). Mention donnée dans la langue de la publication et telle qu'elle figure sur la page de titre (en particulier mention après une virgule de l'abréviation de l'état pour les publications nord-américaines). On peut préciser l'État entre parenthèses pour des localités peu connues.
Si on veut abréger, on gardera plutôt le lieu d'édition que le nom de l'éditeur pour les ouvrages anciens.

Nom de l'éditeur : on supprime les mentions commerciales et les articles (Seuil, Minuit), sauf le mot Presses et ses traductions.
On peut mentionner le nom du distributeur pour les documents difficiles à obtenir. On le traite comme un co-éditeur, en mentionnant sa fonction.

Année de publication : une référence doit toujours comporter une indication de date. Si le rédacteur doit la restituer, même approximativement, il la mentionne entre crochets.
[1912] , [1912 ?], [191?] (décennie probable), [191.] (décennie certaine), [19??], [ca 1912].
On choisit en priorité la date de publication, puis la date d'impression, enfin la date de copyright, en précisant à chaque fois impr. ou cop.

On peut utiliser les abréviations s.l. (sine loco) et s.n. (sine nomine).

Répétition (tjrs facultative) :

  • Lieu : Éd. 1 : Éd. 2
  • Lieu 1 : Éd. 1 ; Lieu 2 : Éd. 2

7. Importance matérielle (collation) Nbre de pages (n p.)
ou
Nombre de volumes/tomes (n vol./t.)
ou
Type de document (microformes, cartes, etc.).
Mention facultative.
Ne concerne que les références à des monographies : on ne précise pas l'importance matérielle du document hôte dans une référence à une partie composante.

On donne le numéro de la dernière page paginée.
Quand il y a plusieurs séquences paginées, on les donne toutes (XI - 235 p.) ou mention Pagination multiple.

L'abréviation du mot page est toujours p., même au pluriel (pp. doit être évité) ; tome = t., volume = vol.

8. Collection Nom de la collection ; numéro dans la collection Mention facultative. Le titre de la collection n'est jamais mis en italique.

Les normes suivies par les bibliothécaires prescrivent des parenthèses autour de la zone de collection. Cette pratique n'est pas reprise dans la norme de rédaction des références bibliographiques, peut-être à tort.

Certains anciens styles de présentation placent la collection avant l'adresse bibliographique.

9. Notes Note 1. Note 2. Note 3. Etc. Ne jamais hésiter à apporter autant de précisions qu'il est nécessaire pour un meilleur accès au document, en particulier pour les documents non imprimés ou non publiés. Cette exigence est souvent négligée par les rédacteurs de bibliographies.

Mention facultative, sauf pour les notes de thèse, les notes de reprint et la note d'accessibilité des documents en ligne, qui sont obligatoires.
Toutes notes utiles à l'identification précise du document : existence de matériel d'accompagnement (cassettes, cd-rom, ...), note de reprint, note de thèse, existence d'une autre version du document (microreproduction, numérisation), mention À paraître dans ou chez :, modalités d'obtention du document ou restriction sur l'accessibilité, etc.

Selon que la note s'applique à la publication entière ou à la partie composante décrite, on pourra être conduit à intervertir les zones 9 et 10.

10. Localisation de la citation ou de la partie composante dans le document hôte Numéro du volume ou du tome, de la page, séquence de pages, etc.

ou

Numéro de la section ou du chapitre, titre de la section ou du chapitre, séquence de pages.

On va toujours du plus large au plus précis dans cette zone.

Dans la référence bibliographique en note, on mentionne ici l'endroit précis du document qui fait l'objet de la citation ou qui vient appuyer le propos.
P. 302, 452, 526-532.
Vol. 2, p. 400, 409-415.
Disquette n° 3/4.
4F6-4F10. (référence à une microfiche : 4e fiche du jeu, cadres F6 à F10)
Section 12, Phylum Mollusca, p. 663-782.

Dans de nombreux modèles de présentation (dont la présentation proposée par la norme française), cette zone est introduite par une virgule, pour éviter la majuscule à l'abréviation de page, probablement.

11. Numéro normalisé de la publication ISBN 2-02-021506-3.
ISSN 0246-2346.
Mention obligatoire d'après la norme française, jamais utilisée dans les faits.
On cite l'ISBN de l'édition utilisée (il peut différer selon la présentation matérielle : ouvrage broché ou relié) et l'ISSN de la publication en série. On ne cite jamais l'ISSN d'une collection de monographies.

Schémas et exemples


Présentation typographique de la liste de références bibliographiques

Types de bibliographies

Les bibliographies sont de préférence présentées dans une liste unique.

Dans certains cas (par exemple en histoire), il peut être intéressant de répartir les références en plusieurs catégories (distinguer les sources utilisées des références stricto sensu, les sources manuscrites des sources publiées, les oeuvres du biographé et les ouvrages sur lui, etc.). Dans ce cas, il est recommandé 1°, de placer en tête de la bibliographie une table récapitulative des parties de celle-ci, 2°, d'être particulièrement vigilant en ce qui concerne les renvois entre la bibliographie et le corps du texte.

On peut aussi rédiger des bibliographies annotées ou des essais bibliographiques, véritables guides de lecture.

Classement des références

Les références bibliographiques sont classées dans la liste, soit par ordre alphabétique du premier élément (nom de l'auteur ou titre), avec sous-classement sur le deuxième (titre ou date, dans le système auteur-date), soit dans l'ordre de leur citation dans le corps du texte, auquel cas elles doivent obligatoirement être numérotées. Cette deuxième pratique est fréquente dans les publications en sciences exactes.

Pour un même auteur, les références où il est seul auteur précèdent celles où il partage la responsabilité de la publication. De même, les références dont il assume la responsabilité principale précèdent celles où il occupe une fonction particulière (traducteur, éditeur intellectuel, etc.) (cela au cas où ces références ne sont pas entrées au titre ou au nom de l'auteur principal).

Quand le premier élément est répété pour plusieurs références successives, il est d'usage de le remplacer par un tiret.


Relations entre la bibliographie et les références citées dans le corps du texte

La liste récapitulative des références bibliographiques en fin de texte est toujours nécessaire dans les travaux de recherche. Elle doit recenser toutes les publications qui y font l'objet d'une citation ou d'une référence, sans aucune exception.
La norme française retient trois manières possibles d'assurer la correspondance entre le corps du texte et cette liste.

Méthode des citations numériques
La liste des références bibliographiques est numérotée, qu'elle soit classée alphabétiquement ou non. Cette méthode s'applique néanmoins plutôt dans le second cas, avec une bibliographie classée dans l'ordre de citation des références dans le texte.
Dans le texte, chaque référence est signalée par son numéro d'ordre, entre parenthèses, entre crochets carrés ou (plus rarement) en exposant (cette présentation ne permet pas d'ajouter une indication de pagination). On la fait suivre le cas échant de la localisation au sein de la publication, si celle-ci ne figure pas dans la liste récapitulative.

Pratique fréquente dans les articles de sciences exactes et de médecine. Convient mal à un texte long.
Avantages : repérage rapide de la référence dans la liste ; décompte automatique du nombre de références. C'est en outre la seule méthode qui permette d'établir une correspondance entre le corps du texte et une bibliographie présentée en plusieurs parties (par thèmes, types de documents, etc.).
Inconvénients : disperse les références aux publications d'un même auteur dans la liste (si la liste est classée dans l'ordre de citation) ; rend obligatoire la consultation de la liste au cours de la lecture ; très difficile à gérer en cours de rédaction (l'ajout d'une référence décale toute la liste et on doit aussi renuméroter toutes les références dans le corps du texte).

C'est la forme prescrite par le Guide de présentation d'une thèse à l'usage du candidat au doctorat diffusé par le Ministère. Elle est explicitement déconseillée par le CMS, qui n'en traite plus dans sa 14e édition.

Exemple

The notion of an invisible college has been explored in the sciences (24). Its absence among historians is noted by Stieg (13 p. 556). It may be, as Burchard (8) points out, ...



Méthode des citations en notes
C'est la méthode traditionnelle dans les études littéraires et historiques (humanities style des anglo-saxons), et la seule qui permette de s'affranchir éventuellement d'une liste récapitulative des références en fin de texte (pratique vivement déconseillée).
Elle consiste à donner directement en note, de préférence en bas de page, les éléments d'identification de la référence, soit complets, soit en nombre suffisant pour permettre de retrouver la référence complète dans la liste récapitulative. Il est plus facile de gérer des notes en fin de chapitre ou en fin de volume ; il faut dans ce cas prévoir un titre courant pour les pages de notes, précisant à quelle partie du texte elles s'appliquent.

Avantages : dispense d'une consultation permanente de la liste au cours de la lecture; permet de gérer facilement les références à tous les types de documents, y compris les manuscrits, etc., qui sont mal gérés dans les autres systèmes (en matière de référence à des manuscrits, on ne reprend le plus souvent dans la bibliographie que la description des fonds d'archives utilisés, pas celles des pièces individuelles); grande souplesse.
Inconvénients : gestion difficile des relations entre notes (abréviations des références); redondance entre la bibliographie et les notes; peut conduire à adopter deux styles de présentation, l'un pour les notes, l'autres pour la bibliographie.

On peut regrouper plusieurs références dans une même note. Cette solution est préférable à celle qui consiste à faire plusieurs appels de note au même endroit (qu'on sépare alors par des virgules).

Dans ce système, la notice bibliographique telle qu'elle apparaît dans la bibliographie récapitulative et la référence en note se distinguent généralement par les points suivants :
  • la référence en note ne reprend jamais les éléments facultatifs de la référence bibliographique, sauf pour lever une ambiguïté
  • on doit mentionner en note l'endroit précis auquel on renvoie dans la publication
  • il est d'usage d'entrer dans la note le nom de l'auteur sans inversion
  • on peut, surtout si la note est rédigée, remplacer les points entre zones par une ponctuation plus légère qui ne rompt pas le discours, une virgule en général (on procède ainsi dans les exemples ci-dessous).



Première référence
Elle doit comporter au moins le nom de l'auteur, le titre du document (titre de la partie composante s'il s'agit d'un article ou d'une contribution) et la localisation précise de la référence dans ce document. Si ces éléments ne suffisent pas à identifier la référence, on ajoute toutes les mentions indispensables à cette fin (mention d'édition, année de publication, etc.). On peut donner le nom de l'auteur sans inversion. Le Chicago manual of style aborde de façon très détaillée les diverses façons d'abréger les références.
S'il n'existe pas de liste récapitulative, la référence doit bien entendu être complète.

Exemple

The notion of an invisible college has been explored in the sciences32. Its absence among historians is noted by Stieg33. It may be, as Burchard34 points out, ...

. . . . . .
Notes de bas de page

32.    D. Crane, Invisible colleges.
33.    MF. Stieg, The information needs of historians, p. 556.
34.    JE. Burchard, How humanists use a library, p. 219.

. . . . . .
Bibliographie

BURCHARD, JE. How humanists use a library. In : Intrex : report of a planning conference on information transfer experiments, Sept. 3, 1965. Cambridge, Mass. : MIT press, 1965. P. 219.
..........
CRANE, D. Invisible colleges. Chicago : Univ. of Chicago Press, 1972.
..........
STIEG, MF. The information needs of historians. College and research libraries. Nov. 1981, vol. 42, no. 6. P. 549-560.


Références suivantes
L'appareil de l'érudition traditionnelle utilisait volontiers les abréviations op. cit., ibid., loc. cit., etc., dont les significations n'étaient pas toujours bien distinguées entre elles par les auteurs et qui obligeaient le lecteur à remonter sans indication précise dans les notes pour retrouver la référence complète.
Ibid. (= ibidem, au même endroit) renvoie à la référence qui précède imédiatement, on ne change que la localisation.
Loc. cit. (= loco citato, à l'endroit cité) renvoie à une référence antérieure et doit être précédé du nom de l'auteur mais pas de la localisation, qui est identique (on peut aussi reprendre le titre, éventuellement abrégé, surtout dans les textes longs (thèses et livres) où il peut être délicat de distinguer entre plusieurs références à des ouvrages d'un même auteur).
Op. cit. (= opere citato, dans l'ouvrage cité) renvoie à une référence antérieure et doit être précisée par la localisation. Mêmes remarques que précédemment.


On préférera la méthode préconisée par la norme française : reprendre le nom de l'auteur, éventuellement avec le titre abrégé, suivi du rappel du numéro de la note où figure la première référence, qui remplace les abréviations traditionnelles.

Cette méthode suppose que les notes soient numérotées de façon continue. Sinon, il faut en outre mentionner la page ou le chapitre où figure la note. De nombreux modèles de présentation procèdent ainsi mais sans prescrire le rappel du numéro de la note initiale. (Ce rappel pose de gros problèmes de vérification avant impression ou tirage).

Si les références sont sur la même page, on se contentera de reprendre le même numéro de note, sauf si la localisation est différente (auquel cas Ibid.est utilisé, ou mieux simple référence entre parenthèses dans le corps du texte à la pagination).

On peut aussi utiliser une abréviation conventionnelle pour l'ensemble de la référence, qui aura été préalablement introduite dans la première note.

Exemple

Note ultérieure à l'article de Stieg ci-dessus (l'abréviation traditionnelle serait dans ce cas op. cit.).

Stieg has further noted45...

. . . . . .
Note de bas de page
45.   Stieg, réf. 33, p. 558.
ou
45.   Stieg, Information needs, réf. 33, p. 558.



Méthode du premier élément et de la date
Dans le système premier élément-date, très utilisé dans les travaux universitaires et les articles scientifiques dans le monde anglo-saxon, et que la norme française retient comme une variante, on apporte deux modifications au système traditionnel :
  • dans la bibliographie, on fait suivre le nom de l'auteur principal (resp. le titre pour les publications collectives) de la date de publication. On la complète par un code conventionnel (en général une lettre minuscule) pour distinguer les publications d'un même auteur la même année ;
  • dans le corps du texte, on renvoie à la bibliographie, le plus souvent entre parenthèses, en mentionnant le nom de l'auteur (resp. le premier mot du titre, en italique et suivi de points de suspension) et la date (séparés ou non par une virgule), suivis éventuellement de la localisation précise dans la publication, le plus souvent sans abréviation de page, volume, etc.
On peut faire deux reproches à ce système : il alourdit le corps du texte, parfois de façon presque caricaturale quand les références bibliographiques sont très nombreuses ; il oblige systématiquement le lecteur à se reporter à la bibliographie récapitulative pour prendre connaissance de la notice. Il présente deux avantages principaux, s'affranchir de la gestion délicate des appels de note (sauf quand on choisit de faire les références selon ce système en note, ce qui est toujours possible) et une localisation plus rapide des références dans la liste bibliographique.
C'est de loin le système le plus pratique et le plus économique en espace, en temps, et donc en coût, pour les auteurs et les éditeurs.
Il peut cependant se révéler difficile à utiliser pour les références à des documents ou à des informations non publiés (correspondances, manuscrits, communications orales, etc.), qui supposent souvent d'apporter dans le texte, à l'endroit de la citation, des précisions supplémentaires et qui sont décrits dans la bibliographie au niveau du fonds et non du document individuel, d'où un problème de cohérence.

Ce système n'est pas exclusif de l'utilisation de notes de bas de page, qu'on réserve alors aux éléments d'information additionnels au corps du texte.

Exemple
The notion of an invisible college has been explored in the sciences (Crane, 1972). Its absence among historians is noted by Stieg (1981, p. 556). It may be, as Burchard (1965, p. 219) points out, ... M. Taillon has remarked (Intelligence..., 1993, p. 56-61) ...

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Bibliographie
BURCHARD, JE. 1965. How humanists use a library. In : Intrex : report of a planning conference on information transfer experiments, Sept. 3, 1965. Cambridge, Mass. : MIT press.
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CRANE, D. 1972. Invisible colleges. Chicago : Univ. of Chicago Press.
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Intelligence, apprentissage et atitudes. 1993. Sous la direction de Marie Taillon. Montréal : Anthropologica.
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STIEG, MF. 1981. The information needs of historians. College and research libraries. Nov. 1981, vol. 42, no. 6. P. 549-560.


[La norme française, dont l'exemple est tiré, reprend l'année dans la numérotation du fascicule ; le CMS présenterait la numérotation comme suit : 42 (Nov.), 6:549-560]

Quelques exemples de références dans le corps du texte (noter la localisation sans abréviation, variante de celle qui a été utilisée ci-dessus) :

(Blindsworth 1987, 125)
(Garcia 1987, 2:168, 3:119-23)
(Garcia 1941, 45-49; 1944, 105)
(Garcia 1987, vol. 2) [on fait référence à tout le vol. 2 et non à la p. 2]
(Light 1972; Light and Wong 1975; Rooster 1976)
(Keller 1896a, 1896b, 1907)
(FMI 1996) [on cite les collectivités à l'aide d'acronymes développés dans la bibliographie]
(Sanchez à paraître)


Il existe une variante de la méthode premier élément - date, qui consiste à identifier chaque référence par un code, constitué en général des trois premières lettres du nom de l'auteur ou du titre et des deux derniers chiffres de l'année de publication, avec code conventionnel s'il y a lieu. Le repérage de la référence dans la liste bibliographique en serait facilité. Il est à craindre, dans les textes longs, qu'on n'arrive pas à éviter des codes identiques pour des références différentes, ce qui conduit à devoir multiplier les marques conventionnelles pour les distinguer.
Sur la référence à Crane, cela donnerait
- dans le texte : [CRA72]
- dans la liste : [CRA72] Crane, D. Invisible colleges. Chicago : Univ. of Chicago Press, 1972.