Plan
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Principes généraux
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Schéma de la référence bibliographique
- Les publications imprimées
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Responsabilité principale (auteur
principal)
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Titres
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Autres auteurs
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Numérotation du volume
-
Édition
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Adresse ou Numérotation du fascicule
-
Importance matérielle
-
Collection
-
Notes
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Localisation de la partie dans le document
hôte
-
Numérotation normalisée
internationale
- Schémas
et exemples
-
Présentation typographique de la liste de
références bibliographiques
-
Relations entre la bibliographie et les références
citées dans le corps du texte
-
Méthode des citations numériques
-
Méthode des citations en notes
-
Méthode premier élément -
date
- Résumé
de ce document
Principes généraux
La notice bibliographique doit réaliser deux objectifs :
-
identifier sans aucune ambiguïté le document décrit.
Elle récapitule les éléments d'identification fournis
par les auteurs ou les éditeurs des documents cités. Il ne
s'agit pas de rédiger une description bibliographique complète,
mais de fournir suffisamment d'éléments d'identification au
lecteur pour qu'il puisse le rechercher dans les catalogues de
bibliothèques, etc.
La description des publications imprimées commerciales traditionnelles,
livres et périodiques, a fourni historiquement un modèle de
base, adapté depuis pour les autres types de documents : documents
publiés hors commerce (brevets, normes), documents non publiés
(travaux universitaires, rapports de recherche, communications à un
congrès), documents non imprimés (audiovisuels et
numériques), documents non textuels (cartes). Plus on s'écarte
du modèle de base, plus se multiplient les problèmes de recueil
des éléments d'identification et de présentation des
références bibliographiques ;
-
donner les conditions d'accès au document. Dans le cas des
publications imprimées traditionnelles, l'identification précise
du document permettra de le retrouver dans un catalogue de bibliothèque.
Dès qu'on s'écarte de ce cadre, l'accès au document
devient problématique. La notice doit donner en notes toutes les
indications susceptibles d'aider le lecteur à prendre connaissance
du document original (logiciels indispensables, centres de documentation
où est conservé le document, adresse d'un éditeur,
diffuseur, etc.) ou l'informer des restrictions d'accès éventuelles
(confidentialité, formalités particulières, etc.).
Les notices bibliographiques sont regroupées en fin de texte dans
une liste récapitulative (bibliographie).
La référence bibliographique dans le corps du
texte (éviter citation, qui est un anglicisme dans ce
sens. En français, citation désigne uniquement l'extrait cité
d'un autre texte) doit en outre indiquer avec précision au lecteur
quelle partie du document décrit vient à l'appui du propos
(citation d'idée) ou fait l'objet d'une citation de texte. On recourt
dans la plupart des cas à la pagination du document.
La référence est traditionnellement placée en note,
appelée dans le corps du texte par un appel de note, chiffre
ou plus rarement vignette accolé à droite du mot qui justifie
la note, placé en exposant (au-dessus de la ligne de texte) et avant
tout signe de ponctuation. Le système
auteur-date permet de s'affranchir des notes de bas de page en renvoyant
directement à la liste de références bibliographiques
dans le corps du texte.
Le recours dans un même texte à un style uniforme de
présentation des références est indispensable.
Il existe une norme internationale ISO 690, reprise en France par
la norme AFNOR Z-44005 de décembre 1987, qui concerne les publications
imprimées, livres et publications en série, leurs parties
composantes (chapitres, articles) et les brevets.
Cette norme a pour objet de présenter les différents types
d'éléments d'information, l'ordre de présentation à
adopter et les méthodes de mise en correspondance du corps du texte
et de la liste bibliographique.
Elle ne concerne pas directement la présentation typographique,
même pour la ponctuation entre zones. Le style de présentation
adopté ici est conforme pour l'essentiel à celui qui est
suivi dans les exemples des normes internationales. Une note
sur le style de présentation récapitule les principaux
points sur lesquels il diffère des pratiques traditionnelles
des éditeurs. Elle comprend un tableau de la signification conventionnelle
attribuée aux signes de ponctuation.
Une deuxième norme, NF ISO 690-2 (Z 44-005-2), homologuée par
l'AFNOR en février 1998, est consacrée aux références
aux documents électroniques.
Ces normes s'appuient sur une analyse précise des meilleures pratiques
et doivent être préférées à la
perpétuation de pratiques traditionnelles moins précises et
moins bien adaptées à l'évolution des sources de
documentation.
Il est à noter que les maisons d'édition ou les comités
de rédaction des publications savantes imposent souvent aux auteurs
des modèles de référence qui s'écartent des
prescriptions des normes.
Dans tous les cas, les normes de présentation définissent
-
la nature des éléments d'identification à recueillir
dans la publication pour en établir la notice bibliographique;
-
le regroupement de ces éléments en zones d'information;
-
l'ordre de présentation de ces zones d'information.
Au sein de la référence bibliographique, les bonnes pratiques
typographiques continuent de s'appliquer. Elles diffèrent selon les
traditions nationales (par ex. guillemets français et anglais).
Certaines disciplines, par exemple le droit ou la théologie, doivent
recourir à des types de références qui sortent du cadre
de la formation de base (articles de lois, arrêts, versets de textes
sacrés, etc.).
Le recours à des logiciels de gestion de bibliographie permet
désormais de distinguer le stockage des parties constitutives de la
notice bibliographique et l'application des règles de présentation
au moment de la publication, en fonction de la norme de présentation
adoptée. On peut mentionner ProCite ou EndNote.
Cf. par exemple le mode d'emploi de Endnote Endnote 2 et Endlink 2 [en
ligne]. Institut Pasteur [réf. 1999-03-04].
<http://www.pasteur.fr/units/biblio/endnote/endnote.html>.
Le tableau récapitule les onze zones d'information et les
éléments qui les composent, avec la ponctuation conventionnelle
requise en chaque cas, pour les monographies et les publications en série
imprimées et leurs parties composantes.
Ponctuation
La norme française recommande de séparer chaque zone par une
ponctuation forte. Le point-espace est recommandé. Il est de loin
préférable à la virgule traditionnelle employée
à cette fin. Néanmoins, on pourra employer la virgule quand
la référence est citée dans le corps du texte, voire
même dans les notes de bas de page, afin de ne pas perturber la
lecture.
(Les normes de description bibliographique complète adoptées
par les bibliothécaires pour la confection des catalogues prescrivent
de séparer les zones d'information par un
point-espace-tiret-espace.)
Deux remarques typographiques : la notice bibliographique se termine toujours
par un point ; on ne redouble pas le point abréviatif en fin de zone
(2e éd. et non 2e éd..).
Source d'information
On recueille les éléments d'information en priorité
sur la page de titre de la publication imprimée. On peut compléter
cette source principale d'information par toute source annexe : revers de
la page de titre, achevé d'imprimer, corps de la publication
(préface, etc.). On recourt au générique ou au livret
d'accompagnement, s'il existe, pour les documents audiovisuels ou
numériques.
Langue
Tout ce qui est repris directement du document décrit (auteur, titres,
édition, adresse, collection, numérotation) l'est dans la langue
du document (avec le cas échéant le recours à la
translittération ou à la transcription), y compris les mentions
abrégées (5th ed., 3a ed.). Collation et notes
sont rédigées dans la langue de rédaction de la
bibliographie.
Toutes les additions effectuées par le rédacteur de la
bibliographie en s'appuyant sur des sources externes au document décrit
doivent être placées entre crochets carrés.
C'est par exemple le cas de l'identité réelle restituée
des pseudonymes. Une mention fautive dans le document décrit doit
être reprise telle quelle mais suivie de la mention [sic]. On
peut le cas échéant la corriger : [i.e. . . .]
La principale source de variation sépare les notices qui décrivent
une publication (monographie, mais aussi moins souvent une publication en
série en tant que telle) et celles qui décrivent une partie
composante d'une publication, article de revue ou contribution à un
ouvrage collectif.
 |
| 1. Responsabilité
principale |
NOM, Prénom.
Nom de la collectivité.
Nom de la collectivité. Nom de la collectivité
subordonnée.
Nom du ressort territorial. Nom de la
collectivité territoriale. |
Auteur du document, personne ou collectivité ;
la collectivité éditrice d'un titre de périodique est
assimilé par la norme française à un auteur secondaire
(sur le modèle du directeur de publication d'un ouvrage collectif).
On peut mentionner jusqu'à trois auteurs, dans l'ordre où ils
apparaissent sur la publication et séparés par des virgules
(ou points-virgules, surtout quand on ne met pas le nom
en capitales). Au-delà, la mention et al. est très
utilisée car valable dans toutes les langues.
Les ouvrages collectifs n'ont pas d'auteur principal. Le responsable de la
publication apparaît dans la zone 3. Certains modèles de
présentation le mettent en zone 1, suivi de la mention dir. ou éd.
La norme française accepte cette présentation quand l'importance
de cet auteur est mise en valeur dans la publication elle-même.
Les formes du nom des auteur et des collectivités auteur
doivent respecter les normes de rédaction des vedettes
auteur des catalogues de bibliothèques. On peut consulter
le cédérom des Autorités de la Bibliothèque
nationale de France en cas de doute (par ex. noms
à particule). C'est là un domaine où
l'assistance d'un bibliothécaire peut être recherchée
avec profit.
On peut abréger les prénoms.
Quatre règles essentielles pour la forme des noms de collectivité
:
-
les collectivités territoriales et leurs organes (collectivités
qui exercent tout ou partie des fonctions de gouvernement sur
un ressort territorial donné ; fonctions régaliennes
: législatives, administratives, juridiques, militaires,
diplomatiques) sont entrées au nom du territoire :
France. Ministère de l'éducation nationale
Corse. Assemblée territoriale
-
en cas d'ambiguïté, on précise entre parenthèses
la localisation d'une collectivité non territoriale :
École des hautes études commerciales
(Montréal)
-
on sépare les collectivités hiérarchisées entre
elles par un point. On ne procède de la
sorte que pour les collectivités dont le nom
même implique la subordination (direction, bureau) ou serait ambigu
sans référence à la collectivité principale
(fédération d'un parti)
-
on ne mentionne pas les degrés intermédiaires de la
hiérarchie administrative :
France. Direction du livre et de la lecture
[on ne mentionne pas le ministère de la culture dont relève
cette direction]
Pour les collectivités dont le nom existe en plusieurs langues,
il faut ne retenir qu'une seule forme dans la bibliographie, en
général, si elle existe, le nom dans la langue du rédacteur
de la bibliographie.
Certains modèles de présentation mettent le nom des
collectivités en capitales. Nous ne suivons pas cet usage ici.
|
| 2. Titres |
Titre de la publication : sous-titre
Titre de l'article : sous-titre. Titre du périodique
: sous-titre.
ou schéma des parties composantes
NOM, Prénom. Titre de la contribution. In :
Référence de la publication. Localisation dans la
publication (zone 10). |
| Le titre de la publication est toujours obligatoire,
c'est par lui que le lecteur pourra retrouver la partie composante décrite.
Quand le rédacteur de la bibliographie doit forger un titre pour
une publication qui en est dépourvue (cas fréquent des rapports
non publiés), il le fait avec neutralité et concision et le
place entre crochets carrés.
Le titre de la partie composante peut être le titre d'un article ou
d'une contribution à un ouvrage collectif, le titre de la publication
(document hôte) est alors le titre de la publication périodique
ou de l'ouvrage collectif. L'italique est la mise en forme requise pour le
titre de la publication.
Sauf dans les langues comme l'allemand où l'emploi de la majuscule
est grammatical, on préférera adopter pour toutes les
références la règle française moderne (majuscule
au seul premier mot du titre), même pour les titres anglais (dans le
domaine anglo-saxon, la pratique des majuscules à tous les mots
significatifs disparaît, par exemple dans les publications de
sciences exactes). S'il est possible de changer la présentation
typographique, il faut en revanche respecter scrupuleusement
l'orthographe employée par l'auteur.
Pour les titres d'oeuvres
anciennes ou litéraires, on peut adopter la
pratique traditionnelle illustrée par les trois exemples
suivants :
À la recherche du temps perdu
Le roi s'amuse
Les Plus Belles Années de
notre vie
La norme française ne prescrit plus
de guillemets autour du titre de la partie composante,
considérant que le contraste entre les caractères romains
et italiques suffit à distinguer les deux types de titre.
Les guillemets continuent à
être largement employés ; respecter en ce cas
les règles typographiques.
Si on emploie les guillemets, on peut se dispenser de
la mention In : pour introduire le titre du document hôte
d'une partie de monographie.
Les titres de périodiques prennent une majuscule au premier mot
significatif après l'article initial. Ex. : Le Débat.
Si on abrège des titres de périodiques, il faut 1°
recourir aux abréviations normalisées, 2° donner une liste
des abréviations employées dans la bibliographie.
Il peut être utile, dans un souci de précision, de substituer
à la forme du titre d'un périodique tel qu'il
apparaît dans la publication son titre-clé (titre
attribué par le Réseau de l'ISSN ; consulter le
cédérom Myriade).
On peut donner une traduction du titre entre
crochets carrés et en caractères romains.
|
| 3. Autres auteurs |
Prénom Nom
avec mention de la nature de la collaboration. |
On reprend la présentation de la source pour les mentions
de la nature de la contribution : traduit par, sous la direction de, adapté
par, etc., et ce dans la langue de la publication.
Le cas échéant, plusieurs mentions d'auteurs secondaires seront
séparées entre elles par un point-virgule.
On peut recourir à certaines abréviations : trad., adapt.,
compil., dir., annot., comment., ill., introd., préf., postf., transcr.,
etc.
Trois fonctions importantes à mentionner systématiquement :
compilateur, directeur de publication et éditeur scientifique.
Les autres mentions sont facultatives.
La norme française traite
la collectivité éditrice d'un périodique comme
un directeur de publication et la place
après le titre de la publication.
|
| 4. Numérotation et
titre de la partie d'une monographie en plusieurs volumes |
Vol. n, titre
T. n |
Mention du volume ou du tome dans une publication en
plusieurs volumes.
Le titre de partie d'une monographie en plusieurs volumes n'est pas abordé
dans la norme. Il est rare qu'on doive distinguer un volume des autres dans
une bibliographie. Si on le fait, on peut être amené à
reprendre après ce titre des mentions de responsabilité
secondaire propres au volume. La position des zones 3 et 4 est
ainsi souvent difficile à déterminer.
Il faut distinguer le cas où on fait référence à
un passage précis dans la monographie en plusieurs volumes, sans
mettre en valeur un volume particulier (auquel cas la mention
de volume est en zone 10) et le cas où on veut ne faire
référence qu'à un des volumes de la monographie,
traité ici.
|
| 5. Édition |
Numéro de l'édition. |
Dans la langue de la publication décrite. Indication essentielle,
obligatoire et souvent oubliée.
On peut être plus ou moins complet : 2e éd. rev. et augm. par
J. Chupeau. |
6. Adresse bibliographique
ou
Identification du fascicule d'une publication en série
ou
Localisation d'un article dans un périodique |
Lieu : éditeur commercial, année.
ou
Date, volume, numéro du fascicule.
ou
Date, volume, numéro, pagination. |
On ne donne pas d'adresse bibliographique dans une
référence d'article de périodique.
En revanche, si la notice décrit la revue en tant que telle, on fournit
l'adresse bibliographique et les dates de publication.
Le cas échéant (référence à
un fascicule précis d'un périodique décrit en tant
que tel), on commence par la désignation du
fascicule, puis adresse bibliographique (norme fr.).
La numérotation d'une publication périodique peut être
continue ou discontinue.
La date de parution d'un fascicule de périodique doit correspondre
à sa périodicité : on précise le mois de publication
d'une publication mensuelle, etc.
Beaucoup de styles de présentation placent la
date après les indications de volume et de
fascicule pour les périodiques. Ce n'est pas le cas de la
norme AFNOR.
La mention du lieu de publication est facultative, et ce d'autant plus que
son recueil pose des problèmes pour les éditeurs multinationaux
(on n'en citera qu'un seul, le premier ou celui qui est mis en valeur sur
la publication). Mention donnée dans la langue de la publication et
telle qu'elle figure sur la page de titre (en particulier mention après
une virgule de l'abréviation de l'état pour les publications
nord-américaines). On peut préciser l'État entre
parenthèses pour des localités peu connues.
Si on veut abréger, on gardera plutôt le
lieu d'édition que le nom de l'éditeur
pour les ouvrages anciens.
Nom de l'éditeur : on supprime les mentions commerciales
et les articles (Seuil, Minuit), sauf le mot Presses et ses
traductions.
On peut mentionner le nom du distributeur pour
les documents difficiles à obtenir. On le
traite comme un co-éditeur, en mentionnant sa fonction.
Année de publication : une référence doit toujours
comporter une indication de date. Si le rédacteur doit la
restituer, même approximativement, il la mentionne entre
crochets.
[1912] , [1912 ?], [191?] (décennie probable), [191.] (décennie
certaine), [19??], [ca 1912].
On choisit en priorité la date de publication, puis la date
d'impression, enfin la date de copyright, en précisant à
chaque fois impr. ou cop.
On peut utiliser les abréviations s.l. (sine loco) et s.n.
(sine nomine).
Répétition (tjrs facultative) :
-
Lieu : Éd. 1 : Éd. 2
-
Lieu 1 : Éd. 1 ; Lieu 2 : Éd. 2
|
| 7.
Importance matérielle (collation) |
Nbre de pages (n p.)
ou
Nombre de volumes/tomes (n vol./t.)
ou
Type de document (microformes, cartes, etc.). |
Mention facultative.
Ne concerne que les références
à des monographies : on ne précise pas l'importance
matérielle du document hôte dans une référence
à une partie composante.
On donne le numéro de la dernière page paginée.
Quand il y a plusieurs séquences paginées, on les
donne toutes (XI - 235 p.) ou mention Pagination multiple.
L'abréviation du mot page est toujours p., même au pluriel (pp.
doit être évité) ; tome = t., volume = vol. |
| 8. Collection |
Nom de la collection ; numéro dans la collection |
Mention facultative. Le titre de la collection n'est jamais mis en italique.
Les normes suivies par les bibliothécaires prescrivent des
parenthèses autour de la zone de collection. Cette
pratique n'est pas reprise dans la norme de rédaction
des références bibliographiques, peut-être à
tort.
Certains anciens styles de présentation placent la collection avant
l'adresse bibliographique. |
| 9. Notes |
Note 1. Note 2. Note 3. Etc. |
Ne jamais hésiter à apporter autant de précisions
qu'il est nécessaire pour un meilleur accès au document,
en particulier pour les documents non imprimés ou non
publiés. Cette exigence est souvent négligée par les
rédacteurs de bibliographies.
Mention facultative, sauf pour les notes de thèse, les
notes de reprint et la note d'accessibilité des documents
en ligne, qui sont obligatoires.
Toutes notes utiles à l'identification précise du document
: existence de matériel d'accompagnement (cassettes, cd-rom, ...),
note de reprint, note de thèse, existence d'une autre version du document
(microreproduction, numérisation), mention À paraître
dans ou chez :, modalités d'obtention du document ou restriction
sur l'accessibilité, etc.
Selon que la note s'applique à la publication entière
ou à la partie composante décrite, on pourra être conduit
à intervertir les zones 9 et 10.
|
| 10. Localisation de la citation ou de la partie
composante dans le document hôte |
Numéro du volume ou du tome, de la page, séquence de pages,
etc.
ou
Numéro de la section ou du chapitre, titre de la section ou du
chapitre, séquence de pages. |
On va toujours du plus large au plus précis dans cette zone.
Dans la référence bibliographique en note, on mentionne ici
l'endroit précis du document qui fait l'objet de la citation ou qui
vient appuyer le propos.
P. 302, 452, 526-532.
Vol. 2, p. 400, 409-415.
Disquette n° 3/4.
4F6-4F10. (référence à une microfiche
: 4e fiche du jeu, cadres F6 à F10)
Section 12, Phylum Mollusca, p. 663-782.
Dans de nombreux modèles de présentation (dont la
présentation proposée par la norme française), cette
zone est introduite par une virgule, pour éviter la majuscule à
l'abréviation de page, probablement. |
| 11. Numéro normalisé de la
publication |
ISBN 2-02-021506-3.
ISSN 0246-2346. |
Mention obligatoire d'après la norme française, jamais
utilisée dans les faits.
On cite l'ISBN de l'édition utilisée (il peut différer
selon la présentation matérielle : ouvrage broché ou
relié) et l'ISSN de la publication en série. On ne cite jamais
l'ISSN d'une collection de monographies. |
Types de bibliographies
Les bibliographies sont de préférence présentées
dans une liste unique.
Dans certains cas (par exemple en histoire), il peut être intéressant
de répartir les références en plusieurs catégories
(distinguer les sources utilisées des références
stricto sensu, les sources manuscrites des sources publiées,
les oeuvres du biographé et les ouvrages sur lui, etc.). Dans ce cas,
il est recommandé 1°, de placer en tête de la bibliographie
une table récapitulative des parties de celle-ci, 2°, d'être
particulièrement vigilant en ce qui concerne les renvois entre la
bibliographie et le corps du texte.
On peut aussi rédiger des bibliographies annotées ou des essais
bibliographiques, véritables guides de lecture.
Classement des références
Les références bibliographiques sont classées dans la
liste, soit par ordre alphabétique du premier élément
(nom de l'auteur ou titre), avec sous-classement sur le deuxième (titre
ou date, dans le système auteur-date), soit dans l'ordre de leur citation
dans le corps du texte, auquel cas elles doivent obligatoirement être
numérotées. Cette deuxième pratique est fréquente
dans les publications en sciences exactes.
Pour un même auteur, les références où il est
seul auteur précèdent celles où il partage la
responsabilité de la publication. De même, les
références dont il assume la responsabilité principale
précèdent celles où il occupe une fonction
particulière (traducteur, éditeur intellectuel, etc.) (cela
au cas où ces références ne sont pas entrées
au titre ou au nom de l'auteur principal).
Quand le premier élément est répété pour
plusieurs références successives, il est d'usage de le remplacer
par un tiret.
La liste récapitulative des références bibliographiques
en fin de texte est toujours nécessaire dans les travaux de recherche.
Elle doit recenser toutes les publications qui y font l'objet d'une citation
ou d'une référence, sans aucune exception.
La norme française retient trois manières possibles d'assurer
la correspondance entre le corps du texte et cette liste.
-
Méthode des citations
numériques
-
La liste des références bibliographiques est numérotée,
qu'elle soit classée alphabétiquement ou non. Cette méthode
s'applique néanmoins plutôt dans le second cas, avec une
bibliographie classée dans l'ordre de citation des références
dans le texte.
Dans le texte, chaque référence est signalée par son
numéro d'ordre, entre parenthèses, entre crochets carrés
ou (plus rarement) en exposant (cette présentation ne permet pas d'ajouter
une indication de pagination). On la fait suivre le cas échant de
la localisation au sein de la publication, si celle-ci ne figure pas dans
la liste récapitulative.
Pratique fréquente dans les articles de sciences exactes et de
médecine. Convient mal à un texte long.
Avantages : repérage rapide de la référence dans
la liste ; décompte automatique du nombre de références.
C'est en outre la seule méthode qui permette d'établir une
correspondance entre le corps du texte et une bibliographie présentée
en plusieurs parties (par thèmes, types de documents, etc.).
Inconvénients : disperse les références aux
publications d'un même auteur dans la liste (si la liste est classée
dans l'ordre de citation) ; rend obligatoire la consultation de la liste
au cours de la lecture ; très difficile à gérer
en cours de rédaction (l'ajout d'une référence décale
toute la liste et on doit aussi renuméroter toutes les
références dans le corps du texte).
C'est la forme prescrite par le Guide de présentation d'une
thèse à l'usage du candidat au doctorat diffusé
par le Ministère. Elle est explicitement déconseillée
par le CMS, qui n'en traite plus dans sa 14e édition.
Exemple
The notion of an invisible college has been explored in the sciences (24).
Its absence among historians is noted by Stieg (13 p. 556). It may be, as
Burchard (8) points out, ...
-
Méthode des citations en
notes
-
C'est la méthode traditionnelle dans les études
littéraires et historiques (humanities style des anglo-saxons),
et la seule qui permette de s'affranchir éventuellement d'une liste
récapitulative des références en fin de texte (pratique
vivement déconseillée).
Elle consiste à donner directement en note, de préférence
en bas de page, les éléments d'identification de la
référence, soit complets, soit en nombre suffisant pour permettre
de retrouver la référence complète dans la liste
récapitulative. Il est plus facile de gérer des notes en fin
de chapitre ou en fin de volume ; il faut dans ce cas prévoir
un titre courant pour les pages de notes, précisant à quelle
partie du texte elles s'appliquent.
Avantages : dispense d'une consultation permanente de la liste au cours de
la lecture; permet de gérer facilement les références
à tous les types de documents, y compris les manuscrits, etc., qui
sont mal gérés dans les autres systèmes (en matière
de référence à des manuscrits, on ne reprend le plus
souvent dans la bibliographie que la description des fonds d'archives
utilisés, pas celles des pièces individuelles); grande
souplesse.
Inconvénients : gestion difficile des relations entre notes
(abréviations des références); redondance entre la
bibliographie et les notes; peut conduire à adopter deux styles de
présentation, l'un pour les notes, l'autres pour la bibliographie.
On peut regrouper plusieurs références dans une même
note. Cette solution est préférable à celle qui consiste
à faire plusieurs appels de note au même endroit (qu'on sépare
alors par des virgules).
Dans ce système, la notice bibliographique telle qu'elle apparaît
dans la bibliographie récapitulative et la référence
en note se distinguent généralement par les points suivants
:
-
la référence en note ne reprend jamais les éléments
facultatifs de la référence bibliographique, sauf pour lever
une ambiguïté
-
on doit mentionner en note l'endroit précis auquel on renvoie dans
la publication
-
il est d'usage d'entrer dans la note le nom de l'auteur sans inversion
-
on peut, surtout si la note est rédigée, remplacer les points
entre zones par une ponctuation plus légère qui ne rompt pas
le discours, une virgule en général (on procède ainsi
dans les exemples ci-dessous).
Première référence
Elle doit comporter au moins le nom de l'auteur, le titre du document (titre
de la partie composante s'il s'agit d'un article ou d'une contribution) et
la localisation précise de la référence dans ce document.
Si ces éléments ne suffisent pas à identifier la
référence, on ajoute toutes les mentions indispensables à
cette fin (mention d'édition, année de publication, etc.).
On peut donner le nom de l'auteur sans inversion. Le Chicago manual of
style aborde de façon très détaillée les
diverses façons d'abréger les références.
S'il n'existe pas de liste récapitulative, la référence
doit bien entendu être complète.
Exemple
The notion of an invisible college has been explored in the
sciences32. Its absence among historians is noted
by Stieg33. It may be, as
Burchard34 points out, ...
. . . . . .
Notes de bas de page
32. D. Crane, Invisible colleges.
33. MF. Stieg, The information needs of historians, p.
556.
34. JE. Burchard, How humanists use a library, p. 219.
. . . . . .
Bibliographie
BURCHARD, JE. How humanists use a library. In : Intrex : report of a planning
conference on information transfer experiments, Sept. 3, 1965. Cambridge,
Mass. : MIT press, 1965. P. 219.
..........
CRANE, D. Invisible colleges. Chicago : Univ. of Chicago Press,
1972.
..........
STIEG, MF. The information needs of historians. College and research
libraries. Nov. 1981, vol. 42, no. 6. P. 549-560.
Références suivantes
L'appareil de l'érudition traditionnelle utilisait volontiers les
abréviations op. cit., ibid., loc. cit., etc., dont les
significations n'étaient pas toujours bien distinguées entre
elles par les auteurs et qui obligeaient le lecteur à remonter sans
indication précise dans les notes pour retrouver la référence
complète.
Ibid. (= ibidem, au même endroit)
renvoie à la référence qui précède
imédiatement, on ne change que la localisation.
Loc. cit. (= loco citato, à l'endroit cité) renvoie
à une référence antérieure et doit être
précédé du nom de l'auteur mais pas de la localisation,
qui est identique (on peut aussi reprendre le titre, éventuellement
abrégé, surtout dans les textes longs (thèses et livres)
où il peut être délicat de distinguer entre plusieurs
références à des ouvrages d'un même auteur).
Op. cit. (= opere citato, dans l'ouvrage cité) renvoie
à une référence antérieure et doit être
précisée par la localisation. Mêmes remarques que
précédemment.
On préférera la méthode préconisée par
la norme française : reprendre le nom de l'auteur, éventuellement
avec le titre abrégé, suivi du rappel du numéro de la
note où figure la première référence, qui
remplace les abréviations traditionnelles.
Cette méthode suppose que les notes soient numérotées
de façon continue. Sinon, il faut en outre mentionner la page ou le
chapitre où figure la note. De nombreux modèles de
présentation procèdent ainsi mais sans prescrire le rappel
du numéro de la note initiale. (Ce rappel pose de gros problèmes
de vérification avant impression ou tirage).
Si les références sont sur la même page, on se contentera
de reprendre le même numéro de note, sauf si la localisation
est différente (auquel cas Ibid.est utilisé, ou mieux
simple référence entre parenthèses dans le corps du
texte à la pagination).
On peut aussi utiliser une abréviation conventionnelle pour
l'ensemble de la référence, qui aura été
préalablement introduite dans la première note.
Exemple
Note ultérieure à l'article de Stieg ci-dessus
(l'abréviation traditionnelle serait dans ce cas op. cit.).
Stieg has further noted45...
. . . . . .
Note de bas de page
45. Stieg, réf. 33, p. 558.
ou
45. Stieg, Information needs, réf. 33,
p. 558.
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Méthode du premier élément
et de la date
-
Dans le système premier élément-date, très
utilisé dans les travaux universitaires et les articles scientifiques
dans le monde anglo-saxon, et que la norme française retient comme
une variante, on apporte deux modifications au système traditionnel
:
-
dans la bibliographie, on fait suivre le nom de l'auteur principal
(resp. le titre pour les publications collectives) de la date de publication.
On la complète par un code conventionnel (en général
une lettre minuscule) pour distinguer les publications d'un même auteur
la même année ;
-
dans le corps du texte, on renvoie à la bibliographie, le plus
souvent entre parenthèses, en mentionnant le nom de l'auteur (resp.
le premier mot du titre, en italique et suivi de points de suspension) et
la date (séparés ou non par une virgule), suivis
éventuellement de la localisation précise dans la publication,
le plus souvent sans abréviation de page, volume, etc.
-
On peut faire deux reproches à ce système : il alourdit le
corps du texte, parfois de façon presque caricaturale quand les
références bibliographiques sont très nombreuses ; il
oblige systématiquement le lecteur à se reporter à la
bibliographie récapitulative pour prendre connaissance de la notice.
Il présente deux avantages principaux, s'affranchir de la gestion
délicate des appels de note (sauf quand on choisit de faire les
références selon ce système en note, ce qui est toujours
possible) et une localisation plus rapide des références dans
la liste bibliographique.
C'est de loin le système le plus pratique et le plus économique
en espace, en temps, et donc en coût, pour les auteurs et les
éditeurs.
Il peut cependant se révéler difficile à utiliser pour
les références à des documents ou à des informations
non publiés (correspondances, manuscrits, communications orales, etc.),
qui supposent souvent d'apporter dans le texte, à l'endroit de la
citation, des précisions supplémentaires et qui sont décrits
dans la bibliographie au niveau du fonds et non du document individuel,
d'où un problème de cohérence.
Ce système n'est pas exclusif de l'utilisation de notes de bas de
page, qu'on réserve alors aux éléments d'information
additionnels au corps du texte.
Exemple
-
The notion of an invisible college has been explored in the sciences (Crane,
1972). Its absence among historians is noted by Stieg (1981, p. 556). It
may be, as Burchard (1965, p. 219) points out, ... M. Taillon has remarked
(Intelligence..., 1993, p. 56-61) ...
. . . . . .
Bibliographie
BURCHARD, JE. 1965. How humanists use a library. In : Intrex : report
of a planning conference on information transfer experiments, Sept. 3,
1965. Cambridge, Mass. : MIT press.
..........
CRANE, D. 1972. Invisible colleges. Chicago : Univ. of Chicago
Press.
..........
Intelligence, apprentissage et atitudes. 1993. Sous la direction de
Marie Taillon. Montréal : Anthropologica.
..........
STIEG, MF. 1981. The information needs of historians. College and research
libraries. Nov. 1981, vol. 42, no. 6. P. 549-560.
[La norme française, dont l'exemple est tiré, reprend l'année
dans la numérotation du fascicule ; le CMS présenterait
la numérotation comme suit : 42 (Nov.), 6:549-560]
Quelques exemples de références dans le corps du texte (noter
la localisation sans abréviation, variante de celle qui a été
utilisée ci-dessus) :
(Blindsworth 1987, 125)
(Garcia 1987, 2:168, 3:119-23)
(Garcia 1941, 45-49; 1944, 105)
(Garcia 1987, vol. 2) [on fait référence à tout le vol.
2 et non à la p. 2]
(Light 1972; Light and Wong 1975; Rooster 1976)
(Keller 1896a, 1896b, 1907)
(FMI 1996) [on cite les collectivités à l'aide d'acronymes
développés dans la bibliographie]
(Sanchez à paraître)
Il existe une variante de la méthode premier élément
- date, qui consiste à identifier chaque référence
par un code, constitué en général des trois premières
lettres du nom de l'auteur ou du titre et des deux derniers chiffres de
l'année de publication, avec code conventionnel s'il y a lieu. Le
repérage de la référence dans la liste bibliographique
en serait facilité. Il est à craindre, dans les textes longs,
qu'on n'arrive pas à éviter des codes identiques pour des
références différentes, ce qui conduit à devoir
multiplier les marques conventionnelles pour les distinguer.
Sur la référence à Crane, cela donnerait
- dans le texte : [CRA72]
- dans la liste : [CRA72] Crane, D. Invisible colleges. Chicago :
Univ. of Chicago Press, 1972.
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