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Open Access

Qu’est-ce que l’Open Access ?

C’est une mise à disposition de tous les contenus scientifiques par voie numérique. Ces contenus peuvent être libres de droits ou non, et soumis dans ce cas aux régimes de droits qui relèvent de la propriété intellectuelle et du droit d’auteur.

L’Open Access est de plus en plus utilisé dans la communauté scientifique pour communiquer ou échanger sur les avancées de la recherche, ainsi qu’un rapport (rédigé sur demande de la Commission européenne et publié en août 2013) l’a récemment prouvé : approximativement 50 % des articles académiques produits en 2011 à travers une vaste aire géographique (Europe, Japon, Brésil, Canada, États-Unis) sont accessibles en ligne, gratuitement et immédiatement.

Les sites de référence sur l’Open Access pour les chercheurs : Couperin (l’Open Access en France) et OpenAire (portail européen de l’Open Access avec un guide pour les chercheurs).

Utiliser l’open Access

Diffuser en Open Access

L’Open Access peut emprunter deux « voies ».
La voie verte désigne le dépôt de contenus scientifiques, par leurs auteurs, dans des plateformes d’archives ouvertes. C’est donc une diffusion volontaire et personnelle.
La voie dorée désigne la publication d’articles dans des revues lisibles sans qu’un abonnement soit souscrit par le lecteur. Ces articles suivent généralement le parcours classique d’une publication imprimée (soumission à un comité éditorial, évaluation par les pairs, décision du comité éditorial). Le modèle économique très utilisé dans cette voie est celui de l'auteur-payeur (qui publie paye).

  • Comment publier avec un éditeur Open Access ?
    La procédure de soumission reste classique (examen par les pairs comme Episciences.org du CNRS, Open Library of Humanities , Self Journal of Science , Dissemin).
    Les éditeurs de revues en libre-accès publient selon trois modèles économiques: sponsor-payeur adopté par SciELO, auteur-payeur adopté par PLoS, lecteur-payeur avec les options freemium (accès libre gratuit) et premium (services supplémentaires payants pour le lecteur) adopté par Open Edition.
  • Qu’est-ce que l’auto-archivage ?
    Le principe est de publier et partager son propre travail librement sur une plate-forme dédiée. Il est possible dans ce cas de choisir une licence libre telle que les Creative Commons pour rester dans la légalité : c’est par exemple le cas dans HAL, la plateforme du CNRS. Toutes les plateformes d’auto-archivage sont recensées dans le Directory of Open Access Repositories (OpenDOAR).
    Nota Bene :
    Si le versement dans la plate-forme a déjà fait l’objet d’une publication papier, l’éditeur reste propriétaire des droits mais peut autoriser un auteur à diffuser en Open Access - à publier son manuscrit auteur par exemple (les sites Héloïse et Sherpa / RoMEO recensent la politique des éditeurs en matière de publication en accès libre).

HAL & le portail HAL de Paris 8

HAL (Hyper Articles en Ligne) est l’archive ouverte nationale française. Développée depuis 2001, elle est destinée à être directement alimentée et consultée par la communauté scientifique. Elle est pluridisciplinaire et rassemble des documents tels que des articles, des thèses de doctorat, des HDR, des actes de colloques, des séminaires, etc. Elle intègre aujourd’hui plus de 310 000 documents, dont elle fournit le texte intégral en libre accès. Et elle est considérée, en raison notamment de sa visibilité et de la qualité de ses données, comme étant en importance le troisième des nombreux "entrepôts" d’archives ouvertes au niveau mondial (en janvier 2014, selon le Ranking Web of Repositories).

Le portail HAL de l’Université Paris 8, géré par la Bibliothèque, a été mis en place en 2012. Il est une extraction d’HAL ne regroupant que les documents dont au moins un auteur est rattaché à l’une des équipes de recherche de l’Université Paris 8. Il compte à l’heure actuelle plus de 2 000 documents dont le texte intégral est disponible en libre accès.

Rechercher des ressources en Open Access

Les "extractions"

Ces moteurs de recherche, conçus à l’aide de Google CSE (Custom SEarch), moissonnent certains sous-ensembles de Google Scholar – en l’occurrence, des serveurs d’archives ouvertes.

  • OpenDOAR. Créé par le Centre for Research Communications (Royaume-Uni), OpenDoar (Directory of Open Access Repositories) est un annuaire de plus de 2 200 serveurs d'archives ouvertes.
  • ROAR. Créé par l'Université de Southampton, ROAR (Registry of Open Access Repositories) moissonne quant à lui plus de 3 400 serveurs d’archives ouvertes.
  • JURN. Ce moteur de recherche a été créé en 2009 par l'enseignant David Haden. Il permet de lancer une recherche à travers plus de 4 500 revues académiques en accès libre.

Les "moissonneurs OAI"
Ces moteurs de recherche interrogent les serveurs d'archives ouvertes en employant le protocole OAI-PMH (pour Open Archive Initiative Protocol for Metadata Harvesting).

  • DOAJ (Directory of Open Access Journals). Moteur de recherché créé par la bibliothèque de l'université de Lund (Suède). Il permet de lancer une recherche à travers plus de 10 000 revues en libre accès.
  • BASE (Bielefeld Academic Search Engine). Moteur de recherche géré par la bibliothèque de l'université de Bielefeld (Allemagne). Il permet de lancer une recherche à travers plus de 2800 sources.
  • OAIster. Créé en 2009 par l'université du Michigan (États-Unis) avec le soutien de l'OCLC (Online Computer Library Center). Il permet de lancer une recherche à travers plus de 1 500 serveurs d’archives ouvertes.
Page mise à jour le 12/01/2016